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Full text of "Die Schachpartie in der Prosabearbeitung der allegorisch-didaktischen Dichtung "Les Eschez amoureux". Wissenschaftliche Beilage zum Jahresberichte des Königlichen Paulinischen Gymnasiums zu Münster"

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der allegorisch-didaktischen dichtung ... 





38 'S IX ,fr 



Äaebatl College Itbratg 




Residuary legacy from Daniel Trkadwell, Rumford 
Professor and Lecturer on the Application of 
Science to the Useful Arts, 1834- 1S45. 





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Die Schachpartie 

in der Prosabearbeitung der 

allegorisch - didaktischen Dichtung 

„Les Eschez amoureux“. 



Von 



Prof. Dr. Jos. Mettlich. 



Wissenschaftliche Beilage znm Jahresberichte des Königlichen Paulinischen 

Gymnasiums zu MBnster. 






Münster i. W. 1907. 

Druck der Aschend orffschen Buchdruckerei. 

1907. Progr. Nr. 488. 



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Schon im Jahre 1874 hat van der Linde in seiner „Geschichte und 
Litteratur des Schachspiels“ die Prosabearbeitung des Gedichtes von den „Eschez 
amoureux“, die wie dieses selbst aus dem Ende des 14. Jahrhunderts stammt 1 ), 
kurz besprochen und die Handschriften, in denen sie uns überliefert ist, soweit 
er diese kannte, aufgezählt •). Gleich bei der Beschreibung der ersten von ihm 
angeführten Handschrift 3 ), Fds. frant;. 143, macht er die Bemerkung: „Es ist in 

*) Daß die Dichtung selbst gegen Ende des 14. Jahrhunderts entstanden ist, hat, wie 
schon oft erwähnt, Körting „Altfranzösische Uebersetzung der Remedia Amoris des Ovid“ 
Leipzig 1871, Einl. VII dargetan. Die Prosabearbeitung, wie sie uns die Nationalbibliothek 
zu Paris, in Fds. fran<;. 143, überliefert, hebt aber ausdrücklich hervor: „Ce livre present 
fut fait et ordonn£ principalement ä l’instance d’ung aultre fait en ryme tiayufires et de 
nouvel venu a cognoissance qui est intitult* des »Eschez amoureux« et des »Eschez d’amors« 
aussi come por declairer aucunes choses que la ryme contient qui semblent estre obscures 
et estranges de primäre face. 

*) Vgl. dagegen die von mir in der Programmabhandlung Münster i. W. 1902 „Ein 
Kapitel über Erziehung aus dem XIV. Jahrhundert“ gegebene Aufzählung. Die betr. Hand- 
schriften sind in dem Katalog der Pariser Nationalbibliothek aufgeführt: 

144 P. „Les Eschez amoureux et des eschez d’amours“ commen^ant par: „Pour ce 
que la matidre d’amours est delictable en soy . . et finissant, par . . je m’en tairay ä 
tant quant ä präsent. Amen.“ — Suit une pit?ce de huit vers formant explicit. Vdin, 
miniatures, lettres orn£es. XVI® siede. 

id. *. „L’archiloge Sophie“ de Fr£re Jacques le Grant. 

150 S. 353 fol. 8 aus dem XV. Jhdt., enthält ebenfalls „l’Archiloge Sophie“. Ein 

starker Quartband; Überschriften und Initialen in einfacher roter Schrift; Inhaltsverzeichnis 
(Rubriken), in lateinischer Sprache, schließt mit der Rubrik : „Finaliter de tractibus factis 
inter dominam et amantem ludentem cum ipsa et de fine ludi. Amen.“ Dann folgt die 
Zeichnung des Schachbretts, die in 143 im Texte steht. 

9197 . Les Schees amoureux. 1 vol. infol. du XV® siede, ome de belles miniatures, 
representant des fleurs, des fruits et des animaux bien peints, avec les lettres A. M. et un 
ecusson d’armoiries ayant trois clefs. Le I er feuillet, qui contenait une miniature a ete 
coupc (suppl. fr. 3201*). Inhaltsverzeichnis durchgeführt auf 12 Folien; das 13. Blatt, das 
die letzten Rubriken und den Beginn des Textes enthält, ist herausgetrennt. Der Text 
fängt an mit den Worten: „. % . en laquclle consonnatichye se delicte moult Tarne hutnaine 
naturellement, sicome Aristote dit ailleurs“, die in 143 auf fol. iv 0 in der Mitte stehen. 
440 Folien. 

19114 . Le livre des echecs amoureux, traduit de rimes en prose au XlVe si£cle, 
1 vol. infol. pap. XV® siede. Enthält am Schlüsse auch eine „Tabula hujus libri“ und 
beginnt „Le jeu des eschez amoureux translate de rythme en prose et expos£“. 

24295 . Les Echecs amoureux en prose, compose sur un ouvrage qui portait ce titre 
et qui £tait 6crit en vers fran<;ais. Beginnt wie 143. Ce present livre fut fait . . . und 
schließt mit der Brettzeichnung. Am Ende der ersten Seite steht : Hic Über est sancti 
Victoris Paris [unleserlich] Inveniens quis ei reddat amore dei. 

8 ) van der Linde, „Gesch. u. Litter.“ Bd. I S. 149. 

1 * 



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den Echez amoureux sehr wenig die Rede vom Schach, sondern das Werk ist 
im Gegenteil eine Erklärung der klassischen Mythologie. Im Anfang werden die 
Schachfiguren mit den vornehmsten Würdenträgern eines Königreiches verglichen, 
am Schluß ist von einer Schachpartie zwischen einer Dame und einem jungen 
Manne die Rede, die ganze Mitte ist der Erklärung der Götter gewidmet.“ Nun 
nimmt allerdings im Verhältnis zu dem Gesamtumfang, sowohl der poetischen, 
als auch der Prosabearbeitung der „Echez amoureux“, die Darstellung der Schach- 
partie einen verhältnismäßig bescheidenen Raum ein [im Dresdener Codex, 
584 Verse von 30060, in Fds. fran<;. 143, von 357 Folioblättem, nur fol.'352 r ®, 
bis 356 v °], aber dennoch verdient die Partie mehr Interesse, als nach van der 
Lindes Bemerkung anzunehmen ist. Das Spiel zwischen dem Ritter und seiner 
Dame ist nicht nur, seiner Aufstellung nach, in den Feldern eines Schachbretts 
genau eingezeichnet, auch .die ersten neun Züge und Gegenzüge sowie das End- 
spiel sind genau beschrieben. Der Verfasser des Kommentars ist sichtlich be- 
müht, bei der Darstellung des Spieles sich enge an das poetische Original zu 
halten und an dieser Stelle in seinem Buche zu verwirklichen, was in Fds. fr. 143 
in der Einleitung gesagt ist: „Et por ce fut il fait en prose, por ce que prose 
est plus clere ä entendre, par raison que n’est ryme.“ Ich sage ausdrücklich, bei 
der Darstellung des Spieles ; denn bei der Beschreibung des Schachbrettes und 
der Figuren, deren sich die beiden Spielenden bedienen, hat er sich, wie die 
folgenden Rubriken zeigen, in recht breite und ausführliche symbolische Betrach- 
tungen und Deutungen eingelassen. 

Ich zitiere die Rubriken nach Fds fran<;. 9197 , fol. IX V ° ff. 

Chy apres parle de l’amant qui vit le dieu D’amour et de Deduit et 
leurs gens. — 

Et parle de Feschequier et des esches et du proches du jeu [334® fuellet]. 

Exposition de ce que Facteur dit, qu’il fut matte en l’angle [335]. 

Chy apres dit pourquoy ly eschequier est quarre [336]. 

Ce que segnefye la figure quarree. 

La fin qu’on doit querre en amer [337]. 

Les IIII angles segnefient les IIII vertus cardinaux. 

Deux raisons, pourquoy les poins sont en Feschequier LXIIII [338]. 

Le nombre des poins des esches [339]. 

Chy apres parle des figures cubicques. 

Des figures reguleres qui sont de angles, n’est que 3 manieres, prämiere 
tetraeödron [341]. 

Aultre comparoison des dittes figures [342]. 

Comment le nombre quarre et le nombre cubicque sont a recommander [343]. 

Pourquoy le eschequier est de partie de aymant, et qu’est aymant et ses vertus. 

Comparoison de aymant a amours, qui attrait les cuers qui sont amoureux, 

Et des maronniers qui usent de Faguille touchie*a Faymant [344]. 

Des III choses qui sont commenchement entre nous. 

Exposition et comparoison de Faymant aux deux choses dessus dittes [345]. 

Signification de Favmant qui adresche les nefz. 

De Fambre, dont l’une partie de Feschequier estoit, et que c’est de ses vertus. 
fol. Ce que segnefye Fambre en notre pourpolz et des couleurs. 

La noire couleur nuit k la veue [346]. 

De la blanche couleur, qui segnefie amour aveque chaastete [347]. 

De Piramus et de Thisbe. 



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Conclusion de la couleur noire [348]. 

De la couleur vremeille. 

Comment la vremeille segnefie calleur. 

Comment la rouge segnefie amour furieuse. 

La coulleur jaune segnefye exellence, qui est comparee k or [349]. 

Jaune segnefye humilite [350]. 

Objection de la difference qui est entre armes et amours. 

De la couleur verde, qui conforte la veue. 

De la couleur bleue [3 51]. 

L’acteur a chv parle des couleurs, pour les poins de l’eschequier [352]. 
De l’ambre qui atrait les pailles. 

La resplendeur de l’ambre segnefie delit. 

Aultre exposition. 

Des esches de la dämme qui estoient de pierres precieuses. 

Qu ? on doit presenter aux melancolieux pierres precieuses [353]. 

Comment l’esmeraude guarit de malladiez [354]. 

Elle rapelle et enchache les orages. 

Le premier paonnet a le Croissant, qui est compare a Jonnesce [355]. 
Comparoison de la lune a jovenesce. 

Le II e paonnet avoit une rose, dont il declaire les proprietez [356]. 
Comment Beaute est la premiere des flesches dessusdittes [356]. 

Comment Venus doit avoir chapeau de roses vermeilles [357]. 

Qui trop ayme beaulte v troeve en la fin deception. 

Le III e paonnet a ung agnel, qui segnefye Simplesce. 

Du prouffit de l’aigniel et de ses conditions [357]. 

Comment ce n’est pas proesce de decepvoir une pucelle [358]. 

Le quart paonnet porte l*arcq du chiel et segnefye Doulx Semblant. 

Des herbes, des arbres et des plantes l ) qui flairent souef, par le inoyen 
de Tarcq du chiel [359]. 

Le chincquisme paonnet est Faiticete, qui comprent trois choses [361]. 
Comparoison de faiticete a un aneief. 

Le VI C paonnet est Sens et monstre les biens qui viennent de lui et avoit 
ung serpent en son escu. 

Fol. Xv" Le serpent segnefye Sens, que le dit paonnet portoit [362]. 

Le Vll e paonnet est Bontet [363]. 

Le huitisme paonnet est Noblesce, et par deux noblesces, et porte Uaigle 
en son escu [364]. 

Comment ceulx qui sont extrais de nobles parentz ont advantage d’estre 
vertueux. 

Trois choses notables des choses dessusdittes [365]. 

Chy apres parle des proprietez de l’aigle, et fait comparoison des nobles ä eile. 
Comment prudence precede toutes les vertus moraulz [366]. 

Exposition du nyd de l’aigle. 

Encore de ce que l’aigle monte hault. 

Quel difference est entre noblesce et bonte [367]. 

Comment noblesce adjouste ä bonte deux choses. 

La Royne estoit d’ung rubi, et si avoit en la poitrine une balance qui 
segnefye Gracieuse Maniere. 

*) planettes in der Hs. 



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Comment maniere encline a tenir moyen. 

De la balance [368]. 

Du ruby. 

Les deux Chevaliers sunt Honte et Paour: et parle de leur difference. Et 
porte l’ung en son escu une untcorm et l’aultre le lievre [369]. 

Honte a regard ä honneur. 

Comment vray amour a regard au salut de la vie. 

Exposition des deux eschez. 

Exposition de la unicome [370]. 

Chy apres dit, comment la femme se doit garder et deffendre. 

Le lievre segnefye paour. 

Fable de Athlante [371]. 

De Dapnes et de Peneuz [371]. 

Exposition du lievre qui dort, les yeulx ouvers. 

Les deux Chevaliers dessusdit sont de saphir; et parle de ses proprietez [372]. 
Les deux rocs sont Doulx Regard et Bel Accueil, et portent en leurs 
[escus] la kalende et la seraine de mer, et sont fait de thopasse [373]. 

De la pucelle, qui se creva les yeulx [374]. 

Comment Doulx Regard est messagiers du euer. 

Les proprietez de la kallande sont trois. 

De la blance couleur. 

Chy apres parle de la seraine et de ses proprietez [375]. 

Les Vertus qui accompaignent Bel Accueil [376]. 

Fol. XI r’ Comment Bel Accueil ressamble a la seraine. 

De la pierre de thopasse et de ses proprietez. 

Exposition des choses dessusdittes [377]. 

Chy apres parle des alphins qui sont Franchise et Pite, qui portent en 
leurs escus le coullon [Dresd. un coulombel] et le pellican, et parle de leurs 
proprietez, et sont faits d’une pierre, nommee heliothropia. 

Chy apres parle des proprietez du pellican [378]. 

Comment Pitie nourrist les amoureux [379]. 

Exposition de celle pierre. 

Chy dist comment Franchise et Pitie font moult de mutations es cuers [380]. 
Chy apres parle d’aultres vertus de (h)eliothropia [381]. 

Chy parle du Roy des esches, et ch’est le euer amoureux, qui porte la 
tourtroelle en son escu et est fait de ung deamant [382]. 

Chy apres parle des proprietez de la tourteroelle [3 83]. 

Exposition. 

Comment femme ne doit pas estre double en amours. 

Comment loyaulx amans mettent en non challoir le delit [384]. 

Comment femme se doit garder, quant eile a perdu son amy. 

Comment la tourtroelle paist ses pouchins de nuit [385]. 

Le cuers amoureux doit avoir les conditions de la tourtroelle. 

Les proprietez du deamant. 

Exposition. 

Le euer de la dämme donne -par amour vault contre venin. 

Le Rov estoit monte sur ung cheval fait d’une pierre, nommee abeston, et 
segnefye Loyaulte [386]. 

Chy apres parle des esches de l’acteur, desquelz il devoit traire, qui estoient 
tous de fin or [387]. 



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Amours conforte le euer [387]. 

Le prtmier paonnet est Oyseuse, qui porte en son escu ung arbre secq [388]. 
Le deusisme paonnet est Regard, qui porte le cle/ \ 

Le troisime paonnet porte le tigre [389]. 

Du tigre et de sa condition [390]. 

Aultre exposition. 

Comment on ne doit pas proceder en ceste guerre par forche [391]. 

Le IHI e paonnet avoit le merle en son escu, qui segnefye Delict. 

Ch’est delectation. 

Exposition du merle et de ses proprietez. 

Fol. XI V “ Comment les amans sont plus joieulx en printemps [393]. 

Le chinquisme paonnet est Doubte de faillir et porte le luppart [394]. 
Deux mouvemens de paour. 

Ce que Famant doit faire, quant ce vient a l’amer. 

Chy apres parle de la nature du luppart [395]. 

Le VI* paonnet est Souvenir et porte le miroir concave, qui segnefye memoire. 
La cause d’amour. et de haynne, qui sont es bestes de diverses especes [397]. 
Exemple de la brebis. 

Chy revient au pourpolz de Souvenir [398]. 

Du miroir concave. 

De la figure de Fespere (sph£re). 

Du miroir colompnaire. 

Du miroir perainidal [399]. 

Troix manieres de veoir. 

Chy apres parle de miroirs sperieques [402]. 

Des deceptions qui sont es miroirs concaves et des sperieques [403]. 
Exposition [404]. 

Souvenir se puelt comparer au miroir concave. 

Comment souvent art et esprent Famant [405]. 

Chy apres dit que le VIF paonnet est Beau Maintieng, et portoit le eigne 
en son escu [406]. 

Exposition en troix poins. 

Difference entre Bel Accueil et Beau Semblant et Beau Maintieng. 
Comment Famant doit ressambler au eigne [407]. 

Le allure du eigne segnefye belle maniere que Famant doit avoir. 

Le huitisme paonnet est Bien Celler et porte la chuette [408]. 

Commeint Bien Celler fait en amours deux proffiz [409]. 

Exposition. 

Le fierge est Plaisanche et porte en son escu le papeillon. 

Les proprietez du papeillon. 

Les deux Chevaliers qui sont Hardement et Doux Parier et portent en 
leurs escus le lyon et la harpe [410]. 

Nota notable. 

Forche est vertu moral, et moyenne entre hardement et paour. 

Nota, que on ne doit point estre honteux en amours vers une femme [4 1 1 ]. 
Nota, que hardiesse en amour doit estre raisonnable. 

Comparoison du lyon au jovene amant. 

Du deusime Chevalier qui est Doux Parier, et qui porte la harpe Orpheus [412]. 
Fol. XII*" Comment troix choses parfont belle maniere de parier. 

Comment on doit parier en amour entendiblement [413]. 



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De Orpheus et de sa harpe [414]. 

Comment ceste fable fu faitte ä la loenge de inusicque [415]. 

Exposition. 

Comment Orpheus, atout sa harpe, segnefie Doulx Parier. 

Aultre exposition [416]. 

Ceste fable monstre Ia vertu qui est en beau parier [417]. 

Les deux rocs sont Pacience et Perseverance et portent la coulombe 
[Dresd. ebenso coulombe] et le cok en leurs ensaignes. 

De perseverance. 

Comparoison de Häver et du cok [418]. 

De la voix du cok [418]. 

De pacience et de ses vertus [419]. 

Comment pacience a en soy humilite. 

La cause, pourquoi on doit amer honneur [420]. 

De la pacience Job et Antigon us. 

De la pacience Scipio [421]. 

De la pacience Anaxagoras. 

Pourquoi pacience est mise avuecq les esches. 

Comment pacience et perseveranche sont necessaires en amours [422]. 

Chy apres parle des deux alphins qui sont Desir et Esperanche. 

Deux choses sont ou mouvement de courage [423]. 

Comment Desir faict commenchier la bataille d’amours [423]. 

Comparoison de Desir au ray de feu. 

De Esperanche qui modere le Desir [424]. 

Esperanche fait doulchement soustenir les adversitez [424]. 

La nef d’esperance doit avoir prudence qui est le gouvemail [425]. 

De prudence. 

Du voile [426]. 

De l’ancre. 

Comment attempranche a regard au sens de touchier et gouster, et non a 
oyr et ve’ir et oudourer [427]. 

Pourquoy eile a Heu es deux sens dessusdis. 

Comment gouster et touchier sont donnes aux bestes pour deux causes [428]. 
Les alphins segnefient les juges et les conseillers *) [429]. 

Du trait des alphins. 

Comment le bon juge doit avoir en lui troix choses [430]. 

De Alixandre et de Dyogenes. 

Fol. XIIv“ Chy apres parle et dist que deux choses sont, qui sont contraires ä conseil. 
Le Roy des esches amoureux portoit le paon en son escu [431]. 

Chy apres parle de la figure du paon. 

Exposition. 

Chy aprks parle des traits des deux amans, et comment le jeu se parfist [433]. 
Die Beschreibung des Spiels zeigt in den Pariser Handschriften nur sprach- 
liche, keine sachlichen Abweichungen und Unstimmigkeiten. Sie wird uns, wie 
folgt, überliefert *) : 

*) Vgl. hierzu von der Lasa „Zur Geschichte und Literatur des Schachspiels“ 
Leipzig 1897 S. 60 ff. und van der Linde „Geschichte und Litteratur I, 281 

2 ) Zum Vergleiche sind die entsprechenden Stellen des Dresdener „Livre rym£“ mit 
abgedruckt. 



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Fds. fr<^. 143 , fol. 352 r °, col. 1, Zeile 25. 



C’est done ce que l’acteur, dont 
nous j>arlons, vouloit enten- 
dre par l’eschequier d’amors et par 
lcs esches dessusdit, qui ordonnes es- 
toyent, pour grever et pour traire roii- 
tre la jeune damoiselle, que Amors 
et Deduvt lui monstroyent ou 
vergier amoureux, si romme il faint. 

Cy parlerons apres de leurs traits et 
de leur jeu, romment il se parfist sce- 
lou sa merveilleuse ymagina- 
cion, qui devant a este touchie, 
des le(s) commencement de ce livre 
present. Et pour ce qu’on puist myeulx 
entendre et concevoir les traitz et 
le proces du jeu ymagine par 
Pesch equier sensible, nous seigne - 
Col 2 rons les poins de l’eschequier par lettres. 
Car, se nous considerons bien les 
traitz faitz d’une part et d’aultre, 
nous trouverons, que ung droit mat 
d’une fierge s’en ensuivra cn 
rangle, si rome il a este aultrefoiz 
dit. — Le Premier trait donc de la 
damoiselle , qui commeinja le jeu, 
par le eonunandement d’ Amors, fut 
d’utig sien poonnet qui es toi t le 
second devers sa dextre main, 
lequel portoit en son escu l’ensei- ^ 
gne d’une rose, par lequel nous 
devons Beaulte entendre, come il a 
este dit. Elle trait donc premiere- 
ment de bl en hm, de Beaulte, 
si come l’acteur faint, pour nous signifi- 
er que beaulte est entre toutes les 
aultres graces amoureuses, qui peuvent 
estre en femme, la plus notee et la 
plus efficace pour esmouvoir et at- 
traire a amour les cueurs des re- 
gardans et celle qui communement 
premierement se presente et en luv regar- 
clant aussi plus voulenticrs arrcstent: 
et de ceste beaulte avons-nous ja 
parle plus longucment devant, en 
plusors lieux. Pour ceste cause 
faint aussi l’acteur dessus dit, qu’il 
trait aussi apres, pour deffendre 
son jeu contre la damoiselle, de 
son paonnet, qui j>< >rtf >it en son es- 



(Die Zeilenabteilung der Hdschr. ist bei- 
behalten.) 



Le livre rynnL Dresden O 66 . 
Fol. 24 v ‘ Col. 2. 

Adont commencha la bataille, 

Qui me mist a desconfiture, 

S’en orez toute Pa venture. - 
Quant la damoiselle entendit 
Le Dieu d’amours, plus n’atendit : 

Ains ala traire maintenant 
D’ung paonnet trop avenant, 

Kt dont trop gerne yert la fachons, — 
C^e fu de celluy qui secons, 

Au les de sa main destre estoit, 

Qui la rose en l’escu portoit. 



Dresd. Fol. 25 '" Col. 1 Z. ij. 

Se je m’esbahy et merveille, 

Ce ne fu mie de merveille. 

Nient mains, quant eile ot trait ainsy. 
Je trav d’un paonnet aussy 
Second, vers ma senestre main 

2 



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10 



cu la clef, — c’est a dirc, qu’il trait 
contre eile de Regard, qui de la 
grant beaulte qu’il vit, s’esmerveil- 
la, sicome dit la ryme — et fut celuv 
trait de bo en btt. — Apres cc 
trait aussi sec on dement la jeune 
damoiselle, pour conforter son pre- 
mier trait, de cl en cm, de 
352 v ° ung aultre paonnet qui Vaignelet 
Col. i portoit en son escu, c’est a di re 

qu’elle trait de Simplesce qui joignoit 
ä Beaulte: et, & la verite, ces 
deux paonnetz sont molt bien seans 
ensemble. Et celluy apres seconde- 
ment retrait contre celuy aussi, 
cest ä savoir de co en cn, du paon- 
net qui le tigre portoit , c’est a dire 
de Doulx Penser, sicome il [il] fut par 
devant expose. Le tiers trait 
de la damoiselle fut en trayant 
sur coste de Beaulte, c’est assavoir de b 
m en cn, et 1<\ print eile Doulx 
Penser que celluy y avoit mys de- 
vant, aussi que en menassant la fiei - 
ge de son ad verse partie et le paon qui 
estoit avec eile. Et pour ce retrait </ 
apres ce tiercement de bn en cm, 
oü il reprint Simplesce de Regard 
en menassant aussi pareillement sa 
fierge avec le paonnet aussi qui 
la gardoit, car c’estoit son enten- 
cion, sicome il faint, s’elle prendroit 
sa fierge, qu’il reprendroit aussi 
apres la sienne. Se nos considerons 
ces III traits premiers, nous trou- 
verons qu’ils signifient trcs proprement 
l’entree et la premiere occasion d’amours: 
car les traitz de Beaulte et de Sim- 
plesce signifient les graces et les 
biens des dames amourcuses, qui les 
amans esmeuvcnt par dehors de 
primiere venuc, por ce que ce sont biens 
amables et que de leur nature enclinent 
a plaisance. Les traitz aussi 
d’aultre part de Regard et de Penser, 
qui les eomprennent et advisent, les pre- 
sentent apres et les offrent au euer 
du regardant, qui leur valeur et leur pris 
352V 0 considere: et selon ce qui luy en est adj 
Col. 2 vis, il luy pcult prendre, ou non, 



Ce fu pour traire plus ad plain 
Et plus droit encontre celly 
Qui, 1 veoir, tarn m’abellv. 

Dresd. Fol. 25^ Col. 1 Z. 31. 

Adont la belle au doulz viaire, 

Sans plus attendre, ala retraire 
— Pour conforter son premier trait — 
D’un paonnet de doulz attrait, 

Qui appr£s l’autre estoit li tiers. 

Dresd. ib. Z. 35. 

Ce trait vy aussi voulentiers, 

Car il faisoit tant a prisier, 

QiTon ne le peuist esprisier, 

Si que je trais et boute avant 
Contre son trait, comme devant, 

Un paonnet. Ce fu cely 
Qui en son escuchon poly 
Avoit le tigre figure. 

Mais il n’y a pas demour£ 
Longuement, — car eile le m’oste, 

En trayant du paon sur coste, 

Dont eile ot trait premierement: 

Et par ce trait meismement 
Peuist ma fierge apprez reprendre, 
S’avis n’euisse du deflfendre. 

Dresd. Fol. 25 r ° Col. 2 Z. 3. 

Nient mains je ne reculay pas; 

Ains voiz lors traire et me conforte 
D’un paonnet qui la clef porte. 

Si repris tout aussi le sien, 

Qu’elle avoit pris devant le mien, 

E11 trayant par voye samblable 
Contre sa fierge esmerveillable 
Et contre le paon joly 
Qui estoit assis avuec ly, 

A la fin que, s’elle prenoit 
Ma fierge, a quoy eile tendoit, 

Que je reprei'sse la soye; 

Car ainsy que je le pensoye, 

Je ne m’v povoye meffaire. 



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11 - 



occasion d’amer, ou de luy en re- 
traire oultreement, s’il veult, par Ja 
vertu de sa voulente franche. Et pour 
ce fut il dit que Regard est le mes- 
sagier d’ Amors et quc amors se commence 
par vision, et par longue pensee se parfait. 
Or venons donc apres aux autres traitz! 
Le quart trait de la damoi- 
selle fut aprls ce, de cn en 
do, ou eile print sa fierge de Be- 
aulte et le paon, qui estoit avec eile, 
c’est a dire qu’elle print Plaisance et 
Delit. Adonc se trouva decöu l’acteur, 
sicome il faint, et se advisa que se il 
prenoit aussi pareillement sa fierge 
et son paon, il perdroit apres et pour 
neant ung de ses rocz, c’est a dire 
Perseverance, et pour ce ne la print il 
pas; ains trait lors de son alphin 
dextre, de fq en do, si print lc 
paonnet qui luy avoit oste sa fier- 
ge dessus dite et son paon, c’est a di- 
re qu’il print Beaulte par le trait 
de Desir, ouquel paon il se delita tant 
qu’il en estoit come tout ravy de la 
merveille. Ces deux traitz sont 
aussi de grant significacion et 
bien seans avec les autres traitz 
cy devant ditz. Car il ne suffit pas 
en l’amour delictable, dont nous parlons, 
de veoir la beaulte ne aultres gra- 
ces quelconques de une femme ne de 
la bien noter en sa pensee; ains 
est necessite que la beaulte soit teile 
et si bien proportionnee au euer consi- 
derant, qu’il preigne plaisance especial 
et inacoustumee, et que desir aussi 
fort et ardant en saille. Car se cel- 
353** luy ne ymagine que ce soit tres 
C°l. i excellent delit de joyr de l’amour 
d’une teile personne si plaisant et 
si belle qui y pourroit attaindre et sc 
il ne la desire a poursuyvre de fait tres 
ententivement, ce ne pourroit estre 
amour süffisant en ce propos. Et c’est 
ce que l’acteur veult dire, quant il faint 
que Beault6 print Plaisance et Delit, — 
que Desirs aussi reprint Beaulte, 
c’est a dire qu’il print si grant plai- 
sance en la beaulte de celle da- 



Dresd. Fol. 25 v ° Col. 2. Zeile 17. 

Quant celle me vit ainsy traire, 

Elle n’atendy pas une heure, 

Ains prist ma fierge, sans demeure, 

Et le paonnet ensement, 

Qui fu dez le commencement 
Assiz en ce meisme lieu. — 

Car eile qui tant sot du jeu, 

Que nulle autre n’y avenroit, — 

Savoit bien qu’il en avenroit. — 

Or, cuiday-je pareillement 
Reprendre sa fierge ensement, 

Ainsy que je vous ay jä dit. — 

Mais je m’arrestay un petit, 

Se me suy adont percheus, 

Que j’avoye este decheus, 

Et que trop euisse mespris, 

Se j’euisse sa fierge pris : 

Car eile peuist, sans mesprendre, 

Un de mes rocz pour n£ant prendre, 
Dont je ne me donnoye garde, 

[Si com chilz qui au jeu regarde 
Assez legi£rement parchoit, 

Qui la fourme dou jeu conchoit] 

Si quez de ce trait me refrains*) 

Et pris, aussy com me constrains, 

Le gentil paonnet parfait, 

Qui m’avoit tel dompmaige fait, 

De l’auphin, qui a destre fu, 

Qui le signe ot du ray de fu. 

* Die drei ersten Züge und Gegen- 
züge sind vollständig gleich. Der erste 
selbständige Zug, den der Spieler tut (der 
Sprung mit seinem auphin), gereicht ihm 
zum Schaden. Allerdings hätte ein wei- 
teres gleiches Nachspielen seinerseits das 
mat durch eine fierge sehr verzögen, da 
eine solche erst neu gewonnen werden 
mußte. 



2 * 






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12 



moiselle, et qu’elle demoura en son 
euer si fort imprimee, — qu’il la com- 
men<^a lors a desirer a certes et ä 
concevoir le delit qui de s’amour en- 
suyr se devroit, qui en pourroit joyr. 

Et ainsi avons-nous pour les traitz 
dessusdiz le droit commencement et l’en- 
tree d’amours. Apres ce sadvisa la 
damoiselle d’ung aultre trait 
dont eelluy ne se donnoit de gardc, 
sicome il faint. Car eile ßst saillir 
son Chevalier avant qui porloit le 
unicorne qui signific Honte, sicome 
il fut par devant expose, et en print 
lors le paonnet dont il cuvdoit de- 
vant prendre sa fierge, sicome il dit. 

C’est proprement a dire que Honte print 
Regard en trayant de dk en cm 
Et eelluy aussi [qui s’estoit ahurte 
a regarder le paon dessusdit pour 
sa merveilleuse beaulte considerer, 
s’y ainusa si ententivement, qu’il 
en avoit son jeu aussi que entre- 
obliz, et ne luy souvenoit de 
trairc, se amours ne luy cust ra- 
mentCu, sicome il faint] trait apres ce , 
quant il se ravisa, ung de ses pa 
3531* onnetz dev er s sa dextre niain 
Col. 11 qui portoit Venseigne de ung fier 
eigne , cest a dire de Beau Main- 
tien, et fut ce trait de go en g 
n Briefment ces deux traitz si- 
gnifient que, quant une jeune pueel- 
[le], come il advient souvent, pcrc;oit que on 
la regarde, et que il luy cst advis 
que on a la dent a eile et que on la veult 
requerir de son amour, — eile se hontye 
ung petit et se retrait aucunes foiz 
et devient dangereuse. Et le jeune a- 
mant qui sapperyoit d’aultre part, 
se refraint et ne se ose avancier, ne 
luy aussi du tout determincr, s’il 
poursuyvra, ou non, ce que Amours luy 
conseille. Et pour ce demeure il aussi come, 
en balance; mais neantmoins ce- 
pendant, vaille que vaille, il se doit 
maintenir toujours honnestement, pour 
acquerrc la grace et le bon nom du 
monde et par cspecial de celle qu’il desire. 
A V aultre. trait apres aussi VI. la 



Dresd. Fol. 25''" Col. 1 Z. 15. 

La belle de tres gern atour 
Se ravisa d’un aultre tour, 

Dont j’os plus fort temps que devant; 
Car eile fist saillir avant 
Son Chevalier a l’unicome 



Briefment, la puchelle avenant 
Ala traire, — plus 11’attendy — 
Du Chevalier, que je vous dy, 
S’en prist, de la premi£re voye, 
Le paonnet, dont je devove 
Prendre sa fierge ä l’autre trait. 



Dre?»d. Fol. 25'" Col. 2 Z. 18. 

Toutesfois, pour le jeu parfaire, 

Le dieu, qui ne se pot plus taire, 
M’escrie que je me deflfende 
Et que je traye, ou je me rende, — 

Si que je trav, vaille que vaille, 

Pour continuer la bataille : 

Ce tu, se savoir le voulez, 

Du paonnet de F aultre lez, 

Qui avoit le eigne pourtrait ; 

Je ne soz faire meilleur trait.*) 

* Dieser Zug ist wirklich ganz plan- 
los angesichts der Gefahr, die dem Spie- 
ler nur allzu deutlich droht. So spielt 
kaum ein junger Anfänger! 



[Oben hatte Dresd. Fol. 25^' Col. 1 Z. 31 
von dem Zuge des Chevalier gleich im 
voraus bemerkt : 

Chilz trais luv fist moult d’avantaige, 
Car il la gardoit de domptnaige 



-\ 



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13 



je.utie damoiselle trait de son Chevalier 
niesnies, dessusdiz, de cm en do 
et la print son alphin qui y estoit de- 
vant, c’est a dire Desir. Et avec cc 
dist eschec a son rov, qui moult le 
domagea : car eile en print aussi ä 
l* aut re trait son roc senestre pour le 
Chevalier dessus dit, — que eile osta de la voye 
de son roc, — sicome on peult evidamment 
veoir en Peschequier sensible, qui bien 
Passiece et les traitz considere. Adonc 
racteur qui contre eile jouoit, sicome il 
faint, retrait son roy vers dextre 
pour fouyr son eschec, sicome il est a 
ce jeu neccessaiie. Briefment ce 
signifie que, ja soit ce que Taman t 
voye celle qu’il ayme estre ung petit 
honteuse, et qu’elle s’en maintiene 
353 v " aucunesfoiz plus dangereuse- 

1 ment, et qu’il en soit moins har- 
dv bien souvent, pour ce ne amoin- 
drist il pas * neantmoins son desir: 
ains en croist; car eome plus voit 
le euer la chose qu’il desire, est for(te 
a avoir, et plus fort la desire par 
nature, sicome il a este dit plusieurs 
foiz devant. Qu’il retrait son 
roy vers la partie dextre, qui Rai- 
son signifie, c’est a dire, qu’il n’es- 
toit pas, bien encore determine 
de obeir a Amours, et que Raison au- 
cunement le enclinoit au contrai- 
re, pour la difficulte qu’il veoit en 
son fait, combien qu’il feust tres 
fort de desir esmeuz. Mais pour ce 
ne Tespargna pas la damoisel- 
le, sicome il dit mesmes; ains print 
tantost son roc ä son Vll e trait 
c’est ä dire Perseverence, qui n’a- 
voit point de garde, en trayant 
de son roc, et c’est ä dire de Doulx 
Regard, qui de loing le advisa, 
de ck en cp. Et celluy aussi 
apres, pour son roc second conf orter, 
retrait aussi apres d 3 ung de ses 
Chevaliers qui portoit le lvon qui 
signifie Hardement de dp en en. 

A l’autre trait aussi, VlII e , la 
damoiselle qui n’estoit pas conten- 
te du roc qu’ellc avoit pris, reprint 



Et si luv porta td prouffit, 

Qu’dle depuis m’en desconfit 
Et matta plus legidement : 

Car eile en prist secondement 
Mon aulphin, dont trop empiray.] 

Hieran knüpft wieder an Dresd. Fol. 25 
Col. 2 Z. 28. 

Adont prist eile mon aulphin 
Mais encore ot il aultre fin; 

Car c’estoit eschec mon Roy, 

Dom je fus mis en tel arroy, 

Que j’en perdy mon roeq senestre. 
Et si ne pot aultrement estre ; 
Consider6e Paventure, — 

Ce fu pour la descouverture 
De son roeq, qui gardoit le pas, 
Dont je ne me gardoye pas. — 
Quant j’oz cel eschec perceu, 

Dont trop me trouvav deceu, 

J’ostay mon Roy et en voiz traire, 
Pour ce qu’il estoit necessaire; 

Si le fiz reculer vers destre, 

Pour mains perilleusement estre. 



Dresd. Fol. 25 v ° Col. 2 Z. 44. 

Et celle qui peu me deporte, 

Prent tantost mon roeq, si l’emporte. 



Dresd. erwähnt diesen 7. Zug des Spielers 
nur nebenher. Fol. 25^ fahrt nämlich im 
Anschlüsse an die oben zitierten Verse 
fort, von der Spielerin zu sprechen: 

A envis l’euist respite, 

Car ses jeux estoit sans pite : 

Mais encor pas ne li souffist. 

Car, ä Pautre trait, qu’elle fist, 



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14 



son roc second qui portoit la cou- 
lombe en son escu, c’est ä dire 
Patience et le print de sott Che- 
valier , qui avoit prins son alphin 
par devant, c’est a dire de Honte, 
en trayant de do en fp . Et 
celluy aussi le reprint, sans de- 
meure, de son Chevalier dessusdit 
35 3 V " en trayant de en en fp cest 
C°l. 1 1 a ^ire q Ue Hardement print Honte. 

Briefment celluy Hardement, de sa 
droicte nature, tant que en luv est, i 

pour ce qu’il conforte l’amant et le as- ' 
seure, moult l’encline d’une part 
a obeir au mouvement d’Amours 
et a perseverer en 1’amoureux 
propos [et, avec ce, luv donne har- 
dement et vigueur de poursuyr son em- 
prise, non obstant ce que celle, oü 
il se arreste, soit honteuse, et qu’il 
voye en son fait plusieurs ostacles 
grans] Et d’aultre part Raison 
et Honte, sa fille, et Dangier, qui 
luv fait voulentiers compaignie, 

[sicome la corne cruelle de la uni- 
come signifie, come il fut dit de 
vant,] l’enclinent au contraire e 
luy conseillent de son emprise 
lessier. Car myeulx vault la 
folye commencier que poursuyr, si- 
come dit le proverbe commun. Et, par 
ainsi, il se treuve souvent en 
ceste amoureuse bataille en tel per- 
plexite, qu’il ne scet lequel faire: ou 
de laissier son jeu du tout, ou 
de attendre le mat pacient et 
souffrant: et c’est ce que les traitz 
dessusdit signifient, qui bien les considere. 
Adonc par<;eut l’acteur evidam- j 

ment, sicome il faint, que celle j 

damoiselle, qui jouoit contre luy, 
avoit du jeu l’aventage de trop | 

et la meilleur partie; et se feust voulen- | 
tiers rendu et tenu pour mate, s’il 
eust este bien assSure qu’il la peust I 

une aultre foiz remater a son tour. ] 

Cest a dire qu’il estoit ja si especialment | 
354^ esm£u de son amour, qu’il se feust j 

Col. i voulentiers ä eile donne du tout j 

entierement, s’il eust eu lors ferme , 



Elle revint l’aultre happer. 

}e n’en poz ä mains eschapper, 

Car il estoit aussv au point 
De son Chevalier tout appoint. 

ibid. ff. 

Sans faillc pour mon rocq secont 
Pris-je son Chevalier adont 
Fol. 26 r ° Col. i. 

Du mien, - dont devant trait avoie, (s oben), 
Pour le mettre hors de sa voie; 

Car aultrement eile l’euist 
Pris de son rocq, s’il luy pleuist. 

Ainsy perdis je mes deux roz 
Pour son Chevalier que jou roz : 

Si luy plot ainsy ä changier 

Pour moy mettre en grigneur dangier. 



Dresd. ibid. ff. 

Adont ot la belle d ce cop 
Du jeu l’avantaige de trop. 

Dresd. Fol. 26«"’ Col. 1 Z. 22. 

Quant je me vy ainsy souspris 
Prezque tout fu desbaret£s 
Et me fusse, — c’est v^rites, — 
De lors rendus com desconfis, 

Se je fusse seurs et fis, 

Que tant de bon eur euisse, 

Que, une aultre fois, la peuisse, 
A mon tour, aussi rematter. 



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15 



4 



esperance, qu’il la peust finablement 
pareillement esmouvoir a son amour. 

Car amour ne vault riens, se avec 
le desir n’est esperance jointe. Et pour 
ce fut il dit que nuls sages amans 
ne doit mettre son euer en amour 
impossible, ne trop forte a conquerre; 
ains la doit tousjours mettre en lieu 
pareil et convenable a luv, tant qu’il luv 
est possible. Quant la damoisel- 
le advisa, quHl avoit prins ainsi 
sott Chevalier , eile ßst son IX e trait de 
son aultre senestre Chevalier, qui portoit 
l’enseigne du lievre, c’est a dire 
qu’elle trait de Paour aussi come pour 
Honte revengier, sa cousine prochaine, 
et fut ce trait de ek en dm. 

Et celluy aussi retrait encontre 
eile d’ung de ses paonnetz, qui por- 
toit le liepart, par lequet nous de- 
vons entendre Doubte de faillir, 
sicorae il a este par devanl declaire, 
et fut celluy trait de eo en e(n. 

Encore se confonnent ces deux 
traitz-ci aux aultres dessusdit et 
s’accordent assez ä leur significacion. 

Car quant le jeune amant voit, 
que celle, oü il voulsist son cueur 
mettre et s’amour, — de Honte trait et de 
Paour: c’est ä dire, qu’il apper^oit qu’elle 
est honteuse, come toute femme doit 
estre par nature, et per especial les jeunes 
damoiselles, sicome il a este aultres 
foiz dit, et, avec ce, qu’elle doubte 
et craint moult les parolles du mon- 
de, et a paour des ennemys d’amours, 
et par especial de Malebouche et de la 
541- grant fierte de Jalousie, il yma- 
ol. 2 gine lors et pense en son courage, 
que ce seroit trop fort de advenir 
ä l’amour oultrement d’une teile persone, 
qui a teile honte en eile, et doubte que, 
s’il l’entreprenoit, que il faillist 
de venir a son enteilte, — et c’est ce 
que le trait de Doubte de faillir 
dessusdit signifie. Ainsi est le jeu- 
ne amant moult souvent tra- 
vaille de ymaginacions diverses 
et de tant de pensees, sicome dit Ovides, 
que nulz ne les pourroit nombrer suf- 



Bemerkenswerterweise übersieht der 
Autor des livre rymü, daß die Spielerin 
den folgenden Zug zu tun hat. Er er- 
wähnt den nebenstehenden 9. Zug von 
Pa. überhaupt nicht, sondern fährt unver- 
mittelt fort : 

Dresd. Fol. 26*° Col. 1 Z. 40. 

Lors tray je sans delayement 
Un paon qui en ordre yert quins 
Et une grant ptece me tins 
Contre la belle, ä mon povoir 
S’en vert li jeux biaux d veoir. 

Zweck und Erfolg dieses 9. Zuges 
des Spielers werden nicht mehr angegeben. 
Ebensowenig erkennt man die Bedeutung 
der weiter unten folgenden, mit so großem 
Pompe angekündigten Vorstöße (assault) 
der fierge der Spielerin. 



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r 




ltf 



fisainment. Et pour ce faint l’acteur, dont 
nous parlons, que ce n’est pas son en- 
teilte de faire mencion de tous les traitz 
qu’ils feirent a leur jeu des amoureulx 
eschez; ains doit ce dit suffire, s’il 
ramentoit les plus principaulx traitz. 

Apres ce donc, dit-il, qu’il v eut plu- 
sieurs traitz faitz d’une part et 
d’aultre et plusieurs eschez prins, la 
jeune damoiselle pour abregier 
voult traire de sa fierge et en 
feit plusieurs traitz et de son paonnet 
aussi, qui tousjours la suyvoit, pour 
garder et estre gardez d’elle. Pour la- 
quelle chose entendre il a este par 
devant declaire que par la fierge 
dessus dite de la partie a celle damoi- 
selle, nous devons en ce cas entendre 
Gracieuse Maniere et Avenant, et 
par le paonnet aussi, qui au commen- 
cement du jeu fut assis avecques 
luv en ung mesmes point, doibt 
estre aussi Beau Semblant entendu 
ou Doulx Semblant. — desquelles deux gra- 
ces nous avons ja parle devant plus 
longucment. Et a la verite ce sont 
graces notables et de tres grandc 
3 94V recommandacion et par especial entre 
Col. 1 les amoureux. Ces traitz donc que 
la damoiselle fist de sa fierge et 
de son paonnet, c’est a dire de Doulx 
Semblant et de Advenant Maniere, 
signifient : que avecques ce que le jeune 
amant qui fist le livre dessusdit des 
eschez amoureux dont nous voulons 
parier (et) advisa la beaulte dessus 
dite et la simplesce, le doulx regard 
et plusieurs aultres graces de celle da- 
moiselle, — il considera oultre, son doulx 
semblant et sa phisionomve, qui la 
signifioyent sur toutes aultres 
estre aymable et benigne, ^ et avec 
ce sa maniere cxcellente, et comment 
eile se monstroit en port et en 
pan »Ile et en tous cas tres gracieuse 
aussi et tres avenant estre, — et si 
considera aussi, comment ces deux 
eschez, c’est a dire Belle Maniere 
et Amoureux Semblant sont bien 
scans ensemblc: en laquelle cho- 



Dresd. Fol. 26 v Col. 1 Z. 45. 

Mais je ne vous vueil pas retraire 
Tous les trais, qu’il nous convint traire, 
Car j’avoie trop ä escripre, 

Se tout vous vouloie descripre; 

Il souffist dont, se je retrais 
Du jeu les plus principaulx trais. 

Dresd. Fol. 26^ Col. 2 Z. 3 ff- 

Lors veist on dure bataille 
Et grant prise d’eschecz, saus faille. 
Car eile en riens ne me deporte, — 
Et je, de ma vertu plus forte. 

Me deflfens aussy rudement. 

ibid. Z. 12. 

Mais ce ne me valu deux mittes, 

Car la damoiselle jolie 
Boute avant sa Fierge polie 
Et le paonnet, — si m’assault 
Et me fait un nouvel assault 
Si cruel, au voir Leiter, 

Que nulz ne peuist resister 
A telz. trais, je cuit, longucment . . . 



ibid. Z. 25. 

Car qui celle fierge, parfaitte, 
Par compas mesuree et faitte, 
Aveuc le paonnet jolv, 

— Qui la gardoit et eile ly, - 
Regardast curieusement, 



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17 



se il se csmerveilla moult ct y 1 

print teile plaisancc qu’il s entre <»blva 1 
tout et en perdit aussi come tout 
son propos et son advis de deffendre 
son jeu de ces eschez. Car qui piHist resister | 
aux traiz, qu’elle en faisoit, — c’est 
a dire, qui sc peust deffendre de son 
ainour, qu’il ne feust attrappez, 
s’il s’y amusast gueres, — et feust 
Philometor, nciz ou Ulixes mes- 
mes! Et ce dit il pour ee que ces 
deux sages trouverent le droit 
jeu des eschez dessusdit, premiere- 
ment, selon les anciennes escrip- 
tures, sicome il fut par devant aussi 
354 v ° dit des le commencement de cc livre 1 
C°l. 1 1 present. — Et pour ce aussi semble, il qu’il j 
notast plus les deux traitz dessus i 

ditz, de Doulx Semblant et de Belle | 
Maniere, et qu’il arrestast plus a re- | 

garder leur preciosite et leur valeur et 
par especial de Maniere Avenant 
que de Beaulte, ne de aultre eschec 
quelconques. Pour ce qu’il faint, que le 
Dieu d’amours cstoit impacient de 
ce que ce jeu duroit laut et que il, pour 
ceste cause, adresca sa parolle a ccl- 
le dainoiselle et luv dist qu’elle se 
hastast de le mater et qu’il estoit ! 

legier a desconfire, — c’est a dire, et 
non aultre chose, que la vertu d’amours 
estoit si grande en luv et si fort 
l’appressoit, qu’il ne pouroit lors aus- 
si come plus resister ä ses traitz; ains | 
sembloit qu’il feist grant injure 
a amours de luv si longuement te- ! 

nir contre la damoiselle. Adonc 
pour avancier le jeu, et pour luv de 
plus pres et de plus fort assaillir, 
la damoiselle encore boute sa 
fierge avant et en fait plusieurs t 

traitz amoureux et subtilz et 
de ses paonnetz aussi, qu’elle 
reboute apres tres ordonneement, 
l’ung apres l’aultre, pour cotiforter 
la fierge. Il traioit aussi ce pen- j 

dant, ce dit il, a son tour, puis ! 

d’une part, puis d’aultre, — en diverses 
manieres, selon ce que le jeu des i 

eschez le requiert. C’est a dire qu’il | 



Et se considcrast, comment 
11 erent bei seant ensemble. 

Il v parceust, ce me semble, 

Un accort doulz et delittable, 

Au congnoissant si aggreablc, 

Que, pour conforter euer et corps, 

Il n’est nulz plus plaisans accors. 

Dresd. Fol. 26^ Col. 2 Z. iSft 

. . . nulz ne peuist resister 

A telz trais, — je cuit, — longuement, 

Qu’il ne perdist isnellement 

Tout son propos, — voulsist ou non, — 

Taut euist grant sens, ne grant nom, 

De bien y jouer, — et fust or 
Ulixes ou Philometor. 



ibid. Z. 44. 

Quant le Dieu d’amours m'a veu 
Si pris et si despourveu, 

II n’atendy plus, ains se dresce 
Et sa parole ä celle adresce, 

Qui par ses trais ainsv m’atire, — 
Pour ce que li dieux teilt et tire 
A moy tenir en ses lyens 
Si qu’il vert tout impaciens 
De ce que le jeu duroit tant : — 
,,Qu’alez-vous“ dist-il „arrestant, 
Damoiselle? Il est desconfis! 

Au delay ne gist nulz prouffis ! 
Delivrez-vous, si le mattez!“ 

Dresd. Fol. 26 v ° Z. 6. 

Adont la belle, isnellepas, 

Poursieult l’assault, qu’elle ot empris, — 
De sa Fierge, — que je tant pris, 

Et boute avant ses paonn£s, 

— Qu’elle ot encor gentilz et nes, — 
Pour faire ä sa Fierge confort. 

Ui (ist maint trait soubtil et fort, 

Pour tost mettre ä fin la bataille. — 

Je retraioye aussy sans faille, 

A mon tour, en mainte maniere, — 

Une heure avant, — et l’autre arrtere: 
Com cliilz qui, ä la verite, 






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18 



faisoit plusieurs tours en sa pensee [qui 
est l’eschequier amoureux, come il fut 
dit devant] selon cc qu’il veoit traire 
la damoiselle ct selon ce que amours 
le deinenoit. 



| Me truis en tel perplexite, 

| Que souvent ne scay, quel tour prendre, 
i De mov tenir, ou de mov rendre. 




Cv est 
l’aniant 



Cv est 

la 

dame 



NB. Auf J dem Miniaturbild des Cod. Drcsd. Fol. 24'° Col. 2 sitzt die Dame links und der 

Spieler rechts. 

1 -«v ' ) 



5 5 5* -1 Pour ce faint il apres, que 
Col. 1 entre les aultres traitz 

pluseurs, qu’il fist, apres la damoisel- 
le, il trait uttg de ses paonnetz 
qui portoit la semblartce du nty - 
reoir concave, par lequel nous de- 
vons entendre Souvenir, come il 
fut dit devant, ou nous parlas- 
mes plus a plain de cestuy paon- 
net et, pour l’occasion de luv, des 



Dresd. 2 6 V> Col. 1 Z. 58. 



Car j’avoie boute avant 
Mon paonnet au mireoir, 

Qui me tist merveillez veoir. 
Car chilz mireoirs me rapporte 
Au devant, par sa vertu forte, 
Tant de figures pr£cieuses, 
Attrayans et d^licieuses, 






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19 



35 5 1-1 myreoirs. L’acteur donc dessusdit 

Col. 2 q U j tous jeunes amans, come dit 
est, nous peult representer, veult 
dire que celluy trait de souvenir, 
qui est aussi come ung droit my- 
reoir, qui represente a Tarne les cho- 
ses qui se myrent en luy, cdtne il fut 
dit, — lui rapportoit adonc les 
eschez et les traitz de celle da- 
moiselle qui jouoit contre luv, — 

35 5^' et plusieurs plaisans choses, precieuses 
Col. i et belles, qui dessus Teschequier dessusdit 
se monstroyent (c’est assavoir ses 
paonnetz plaisans et sa fierge 
excellente et ses rocz et ses al- 
phins et ses deux Chevaliers) et luv 
ramentoit la preciosite de leur 
noble inatiere et leurs plaisans 
figures, en laquetle chose il se delit- 
toit, sicome il faint. Et dit qu’il 
ne luy chaloit ntais, s'il estoit 
matz et desconßtz par eile. Et 
pour ce aussi dit il, qu’il s’y entre- 
ublyoit aussi come le tigre se 
oblye au inyreoir qu’il treuve 
en son chemin. C’est a dire bri- 
efment, que le jeune amant aul- 
cunesfoiz secretement retoume 
en sa pensee les gräces et les 
biens qu’il a vfcu en celle, oü il 
a mys son vmaginacion, que 
souvenir luy ramaine au 
devant en l’absence d’icelle, sicome 
sa beaulte et sa simplesce, la 
jeunesce de eile, la faiticete 
de son corps, son sens, sa honte 
sa noblesce, son doulx semblant 
et sa maniere gente, son doulx re- 
gard, son gracieux acueil, et 
comment raison Ta sagement 
pourvgue de honte et de paour pour 
son honneur garder: lesquelles 
choses luy font ymaginer qu’il 
ne peult estre, que une teile per- 
sonne, si süffisant et de teile ex- 
cellence, ne soit franche et piteu- 
se et amyable et doulce de sa 
droite nature: en laquelle chose, 
ainsi consideree, son desir se con- 
ferme et son esperance croist; si 



Et tant de merveilleuses choses 
Qui sont sur Teschechier encloses, 
Qu’oncquez puis je n’os soing d’entepdre 
A moy revengier, ne deffendre. 



Dresd. ibid. ff. 

Pour le doulz penser, qu’ä moy mirent 
Les choses, qui adont se mirent 
En ce bei mireoir concave, 

Ne me chaloit de mat ne d’art , — 

Ains m’vert toute chose noyens, 

Fors que de moy mirer lavens. 

Dresd. Fol. 26*" Col. 2 Z. 4. 

| Si mV suy melancolyes 
I Tant, que tout me suy oublyes, 
Ainsy que le tigre s’oublie 
Au mireoir, par sa folie. 



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20 



3 5 5 v " se delitte et resiovst cn ce tres gran- 
C°I. 2 dement, et luv est lors ad vis qu’il 
n’esj: dame ne damoiselle ou 
monde, qui se peust a cellc compa- 
rer, — ne eur si grant, ne delit 
si parfait qui cn pourroit joyr. Et, 
a la verite, s’il ne semble a Fa- 
mant que s’amye soit teile qu’il ne 
vouldroit avoir l’amour, ne l’accoin- 
tance de nulle aultre que d’ellc, — 
ce ne pourroit estre proprement bien 
aymc par amours. — Et pour ce 
faint l’acteur, qui en tel point 
estoit), et dit aussi pour luv excuser, 
que ce n'est pas merveille, se il se 
amusoit aux choses dessus dites, que 
Souvenir lors luv ramentait, — 
et qu’il en devoit bien estre aussi 
excuse, s’il y prenoit matiere 
d’estre mate et de perdre le jeu, 
aussi que s’il voulsist dire, que 
nulz de ce doit merveiller. 

Et pour ce aussi dit il finablement 
que, par ainsi muser trop affi- 
chement, le jeu fu ramene a 
ce qu’il ne luv demoura de sa partie 
que trovs eschez tant seulernent : 
c’est assavoir son rov et son senestre 
alphin et le paonnet, dessus dit, 
au myreoir: c’est ä dire qu’il 
ne luy demoura que le eueur amou- 
reux qui a en luv franchise et li- 
berte de luy du tout octroyer 
ä amours, ou de luy en eslongier 
et retraire, — corae il fut dit devant. 

Et pour ce fut il dit que le euer est 
le droit rov et doit estre des a- 
moureux eschez. Son roy demoura 
pour attendre le mat et son senes- 
tre alphin, c’est Esperance et Sou- 
356^ venir aussi: Et ce n’est pas ain- 
Col. 1 si faint sans raison ; car amours 

ne peult estre en ce propos, se le euer 
de fait ne ayme — et s’il aussi 
ne desire estre amez et s’il n’a 
esperance qu’il y puist advenir fina- 
blement, — come il a este dit. Et si seroit 
aussi tost l’amour oblyee, se Sou- 
venir ne la ramentevoit. Et pour 
ce sont ces deux esc he z du moins 



Dresd. Fol. 26 v " Col. 2 Z. 35. 

Se nies cuers dont y entendoit 
Songneusement, nulz ne s’en doil 
Ksmerveiller, selon raison ; 

Et se j’y prendove achoison, 
D’estre matez tr^s durement, 

S’en dov estre, mon jugement, 
Escusez aussi de legier. 



ibid. ff. 

Finablement, — pour abregier, — 

Li jeux ä ceste fin ala: 

Je musav tant, et chä et Iä, 

Com honis qui mal son jeu regarde, 
Que je ne me donne de garde, 

Pour certain, qu’il ne me demeure 
De mes eschez, en petit d’eure, 

Que trois seulernent, en la fin: 

Mon Rov et mon senestre aulphin; 
Et li paorinez fu li tiers, 

Oü je musay si voulentiers 
Pour le mireoir, qu’il portoit, 

Qui plaisamment me confortait. 



NB. Zwei Figuren (hier, der linke Alphin 
und ein Paonnet) müssen also dem matt 
zu setzenden Könige gelassen werden! 



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21 



Necessaires au mat faire. Mais 
la damoiselle, ce dit, demoura au 
contraire garnve de deux rocz, 
c’est a dire de Doulx Regard et 
de Bel Acueil, et de pluseurs aultres 
eschez aussi, tant qu’elle le peust 
raater quelque part qu’elle voulsist, 
assez legierement, sicome il faint, 
es quatrc poms de Teschequier mes- 
mes. Ce qu’il faint oultre aussi, 
que quant il veit qu'il ne pouvoit 
eschapper d’estre mat, il se sentit 
fremir et frissonner et tel leinen t 
le euer et le corps transmuer, que 
il en perdit la parolle et l’advis, — 
briefment ce signifie, que les jeunes 
amans sont aucunesfoiz en leur 
nouvellete si entreprins d’amour 
et si fort appressez, qu’ilz ne scevent 
souvent, qui leur advient, — ains sont 
aussi come tous alterez et tous 
raviz, pour la forte pencee exces- 
sive et nouvelle, qui ainsi les 
distrait et les estrange de toutes 
aultres choses, que, de penser, sans plus, 
a leurs amours, tant ont en ce grant 
soing et grant solieitude. -- Et ja 
a il este dit, par devant, que, par 
ainsi penser trop curieusemcnt 
a leurs amours, aucuns en ont este 
356^ faitz meleneolieux et tous a- 
Col. 2 lienez. Et pour ce peult bien dire 
celluy, qui est en tel point, celle 
chan<;on qui dit: „Je suis entre 
en pensee nouvelle; au euer 
me point ung amoureux desir!“ 

Et pour ce dit aussi le Romani de 
la Rose \ sicome il a este devant 
ramenteu, que Nouvel Penser est 
une des cinq sayetes doulou- 
reuses, dont le Dieu d’amours trait. 

Par ce nous est aussi assez 
signifie la grant vertu et la 
grant efficace (jue amours a sur 
nature humaine qui ainsi a pou- 
oir de transmuer non mye Ta- 
rne seulcment mais mesmes 
le coqis. Et jiour ce dit lacteur 
que nul ne scel nouvelle de la 
mutacion qui luv advint en 



Dresd. Fol. 27^ Col. 1 Z. 1. 

Mais celle demoura garnie 
De deux rocz et d’aultre mesnie, 

Si qu’elle mater me peuist, 

En quelque lieu qu’il luv pleuist, — 
Es quatre poins l ), ou aultrement, 

A sa voulente purement. 



Das nun folgende Endspiel der Dame 
löst die sehr einfache Aufgabe, den durch 
die beiden rocz und den rechten alfil auf 
2 Felder in seiner linken Ecke beschränk- 
1 len König des Spielers mit ihrer fierge 
| und ihrem ersten paonnet in fünf Zügen, 
! von vorgerückter Stellung aus, matt zu 
| setzen. — 

! - - 

•) Auf einem der 4 Mittelfelder des 
' Brettes; s. v. d. Lasa S. 129. 



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— 22 

pensant a la damoiselle, qui jou- 
oit contre luy, et aux eschez pre- 
cieux et plaisans, dont eile es- 
toit garaye, — fors Amours et Nature 
pour ce que Amours estoit cause du 
mal que Nature sentoit. 

Apres ce faint l’acteur que 
celle damoiselle, qui n’avoit 
riens scßu de son aventure amoureuse, 
entendoit a parfaire son mat et 
fist ses rocz approcher: c’est assavoir 
Doulx Regard et Bel Acueil, — et 
par dire eschec le contraint de 
retraire son Roi jusques en l’angle 
senestre, et la le tint si court 
qu’il n’avoit que ung seul point 
oü son Roy peust traire, — c’est 
ä dire qu’il fut ä ce point meuz qu’il ne 
pouvoit plus resister au mat: 
et pour ce faint il oultre, que ses rocz 
356 v ° dessusdit et son dextre alphin 
Col. i (c’est a dire que Doulx Regard, Bel 
Acueil et Franchise) et son paonnet 
prenterain qui portoit le Croissant, 

(c’est k dire Jeunesce qui fait bien 
au propos) et Moniere Avenant, 
qu*il faint estre sa fierge feirent 
principalment le mat. Nous 
devons scavoir donc, pour myeulx 
la chose entendre et ramener 
aux droit z traitz et au droit 
jeu des eschez, ainsi que l’acteur 
dessus dit le faint et ymagine, — que 
le jeu dessus dit, apres plusors traitz 
faitz et plusors eschez prins, d’une 
partie et d’aultre, dont il ne convient 
ja plus faire mencion, — finable- 
ment fut ramene a ce que le jeune 
amant, dont nous parlons, avoit 
son Roy, come dit est, par force cai- 
che 014 senestre angle , c’est assavoir 
014 poiut aq et son alphin senestre, 
c’est a dire Esperance, en son 
point premerain, c*est a dire en c 
q (combien qu’il eust ja trait par 
devant plusors foiz) et le paon aussi 
de Souvenir estoit trait et as- 
sis en fm (Sans faille il v a 
vait ung paon contre luy si qu’il 
ne pouvoit traire). La damoiselle 



ibid. ff. Z. 28. 

Toutes foiz li cuers me revint 
Assez tost et si bien m’avint 
Que nulz n’apperchut m’aventure, 

Fors li Dieux d’amours et Nature. 

(Ces deux-lä, ce n’est mie doubte, 
Sorent bien m’aventure toute.) 

Mes, quov que mes cuers adont sente, 
Riens n’en savoit la dame gerne. 

Ains entendoit au math parfaire, 

Oü il n’ot pas puis moult ä faire. 

ibid. ff. Z. 46. 

Elle fait les rocz approuchier, 

Pour mon Roy plus fort accrochier, 
Adfin qu’il n’issist de la voye: 

Et, par dire eschecq, tel Parroye, 
Qu’assez tost et ä pou de j angle 
Elle me chasse au senestre angle, — 
Et si court me tient (c’est li fins). 

A l’ayde de ses aulphins, 

Que mon Roy n’ot, pour luy retraire, 
Qu’un seul point, 0C1 il peuist traire. 

Dresd. Fol. 27^’ Col.. 2 Z. 1. 

Quant j’y fu ainsv enanglez 
Et plus fort encloz, qu’ä la clez, — 
Tost fu de moy rendre ä mat preste. 
Et la fourme du math fu ceste: 

Sen deu.r rocz et s cs aulphins destres 
(Dont moult gracieux fu li estres) 

Et le bei paonnet po iss ans 
(Oü figurez fu li croissans) 

Et sa fierge principalment 
Firent le math finahlement. 



ibid. ff. 

Son destre rocz deffent et garde, 
Par sa vertu qui loingz regardc, 



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28 



aussi a l’autre lez, qui le tcnoit 
si court, avoit son dextre roc , c’est 
a dire Doulx Regard, en gp ra- 
mene, lequel gardoit cnme dit est quo 
le Rov de son adversaire ne peust 
vssir de sa voye. Et le senestre 
roc c’est a dire Bel Acueil estoit 
assiz en fq , lequel l’avoit, pour dire 
eschec, contraint de luy couvrir 
de ralphin dessus dit ; sa ßerge 

356'° de l’autre part fut en bn assise. 

Col. 2 Laquelle fierge come dit est Belle Ma- 
iniere et plaisant represente. Et le 
paonnet dessusdit c’est a dire Jeunesce 
estoit derriere luv en am 
et son dextre alphin c’est a dire 
Franchise en cn , d’encoste, estoit 
aussi assis; son Roy aussi qui ne 
s’estoit bougies, estoit en son Pre- 
mier point demoures c’est a dire 
en ei. Le jeu donc dessusdit estant 
en tel party, il estoit tout evident 
que celluy qui est ainsi attrappez et 
tcnus ne peult fouyr, qu’il ne soit 
a cinq traitz de necessite matz, 
tnais qu’il vueille attendre. Pour 
ce fist celle damoiselle de son paon- 
net dessusdit, qu’elle avam;a, deux 
traitz, dont le premier fut de am 
en an et le second fut de an 
cn ao et le tiers apres fut de sa 
fierge de bn en co. Et pour ce que 
le Roy qui est ainsi encloz 
n*a point ou il puist traire, si ce 
n’est de aq en bq et de bq en 
aq retoumer, et il convient qu’il 
traye quant il n’y a aultre eschec 
qui puist traire, come il est en ce cas: 
se nous considerons dont* bien, il est 
necessite que le paonnet dessusdit, au 
quart trait qu’il fera le treuve lors en 
bq et qu’il luv dye eschec', cn trayant 
de ao en ap. Et lors sauldra la fierge 
qui traira de co en bp, en luy disant 
eschec et mal en 1 * angle . 



Que mon Roy. par nulle manidre, 
N’ysse de la roye premi£re. — 

Li aultres dire eschec me vint, 

Si quez couvrir' le me convint 
De mon aulphin, qui n’iert pas loing, 
Qui me secouru au besoing. 

Et ce fist eile, — en verite, — 

Pour moy enclorre d ce cost£ 

Et pour son paon, ensement, 

Faire passer plus franchement 
Oultre le point de mon aulphin, 

Ce qui luy falloit faire en fin. — 

Son aulphin d’autre part estoit, 

Qui son jeu forment confortoit, 

— Comme ce luv est n£cessaire, — 
Car il devoit, au math parfaire, 

Le paon, que je dy, garder. 

ibid. Z. 35. 

Vous devez savoir toute voye 
Qu’aussv, cependant, je traioye 
A mon tour, pour le jeu tenir, 

Car je vouloye soustenir 
Et attendre sa voulenttL 
Plus n’avoient d’utilit£ 

Mon trait, — ne je ne plus queroie 
Pourquov plus vous parlongueroie. — 
Quant la dame ou gent corps par£ 

Ot bien tout son fait pr£pare, 

Si qu’elle ne povoit faillir, 

Elle fist son paon saillir 
Et sa fierge tres avenant, 

Pour parfaire le remenant. 

Quant ordonn£ les ot ä point 
Elle, dont je ne me plaing point, 

Du paonnet de bei arroy 
Me vint dire eschec ä mon Roy, 

Qui s’estoit vers mon aulphin trais, 

Fol. 27 v ". 

Si qu’il convint, qu’il fust retrais 
En l’angle, sans plus longue attente, 
Et puis de la fierge escellente, 

A la fin que tout consommät, 

Elle me dist: eschec et mat. 



r 



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Bemerkungen. 



1. Wie eine Vergleichung der nebeneinander gestellten Texte ergibt, findet 
sich die symbolische Ausdeutung der Figuren mit ihren Wappenbildern und 
die Erklärung der Züge nur in der Pariser Prosabearbeitung der E. A. (die 
weiterhin kurz als Pa. bezeichnet werden soll). 

2. Die Beschreibung des Schachbrettes und der Figuren stimmt in beiden 
Darstellungen überein, nur ist sie, wie eingangs bemerkt, in Pa. breiter angelegt. 

a) Das Schachbrett (l’eschequier), l ) aus Magneteisenstein (pierre d’ayemant), 
hatte seine regelrechten bq Felder (point), die abwechselnd die Grundfarbe des 
Brettes, d. h. die dunkle Farbe des Magneteisenerzes und die helle Farbe des 
Bernsteins, mit dem die Hälfte der Felder eingelegt war, zeigten, (une partie des 
poins de l’eschequier estoyent de la pierre mesmes et les aultres estoyent fair 
de ambre qui des medicins est appclle kalabre. Pa. fol. 28(1*° Col. 2). In der 
Schachbrettzeichnung von Pa. (s. S. 18) sind die Felder mit je zwei Buchstaben 
bezeichnet. 

b) Die Figuren (eschecz) heißen: paon oder paonnet (Bauer), fierge 

(Königin), chevalier (Pferd), roeq (Turm), aulphin (Läufer), le roy (König). 

Alle Figuren, mit Ausnahme der fierge, die als gekrönte Königin dargestellt war, 3 ) 
hatten die Gestalt von Kriegsmannen. Sie trugen Schilde mit charakteristischen 
Wappenbildern. [Lesquelz eschez estoyent faitz de |)ierres prccieuses et de 

l ) L’cschequier fut fait de quarree figure pour ce, que il repr^sente la cit6 de la grant 
tiabiloim , en laquelle ce jeu fut fait premi£rement. Vgl. hierzu v. d. Lasa 1 . c. S. 110, 
wo Xerxes als Erfinder eines Spiels genannt wird. 

'*) Unter „Eschez“ sind sowohl in Pa. wie in Dresd. sömtliche Figuren gemeint, wie 
aus folgenden Rubriken hervorgeht: „Des eschez que la damoiselle avoit de sa partie et 
premierement des paonnez et de sa fierge“ und darnach „Des aultres eschez“. Vgl. im 
Gegensätze hierzu von der Lasa I. c. S. 110 und in Übereinstimmung damit ibid. S. 68. 

H ) Diese Auszeichnung der fierge ist bemerkenswert, da sie zu der Bedeutung der 
Figur im Spiele selbst schlecht paßt. Die fierge steht mit den paonnetz in einer Reihe in 
dem tabija sowohl als bei der Beschreibung der Figuren (vgl. die vorhergehende Anmerkg.). 
Sie hat lange nicht die Bedeutung des roeq, wie die folgenden Verse zeigen: 

Dresd. Fol. 25 i* 1 ' Col. 2 Z. 30 Si me suy adont percheus, 

due j’avoye est6 decheus 
Et que trop euisse mespris, 

Se j’euisse sa fierge pris ; 

Car eile peuist sans mesprendre 
Un de nies rocz pour neant prendre. 

Also: Die Gefangennahme der fremden Königin war mit dem Verluste des eigenen roeq 
zu teuer erkauft. 



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25 



diverses mani&res, entaillees aussi diversement, en forme de gens d’armes, — 
chacun selon ce qu’il affiert a sa nature, — excepte la fierge, qui come une 
royne estoit figuree et taillee: et si avoyent figures et enseignes certaines en 
leurs escuz pourtraictes et gravees, ainsi come pour les recognoistre myeulx . . . 
Pa. fol. 2 Q i v ° Col. i.] 

3. Die Figuren der Spielerin waren aus kostbaren Steinen geschnitten. 1 ) 
Die Paonnetz bestanden aus Smaragden (estoyent faitz de esmeraudes tres fines 
Pa. 292*° Col. 1). 

Der 1., zur rechten Hand der Spielerin, trug als Wappenzeichen in sei- 



nem Schilde einen Halbmond [une lune nouvelle ou ung croissant] 
in Pa. mit der Bedeutung Jeunessc, 



der 2. 


eine Rose „ 




»» 


Beaulte, 


der 3. 


ein Lamm [aignel] „ 


)> 




Simplesce, 


der 4. 


einen Regenbogen [arc du ciel] „ 


J5 


„ 


Doulx Semblant, 


der 5. 


einen Ring [annelet] „ 


if 


yy 


Faiticete, 


der 6. 


eine Schlange [serpentel] „ 


>> 


yy 


Sens, 


der 7. 


einen Panther [penthere] „ 




yy 


Bonte, 


der 8. 


einen Adler [aigle] „ 


» 


yy 


Noblesce. 



Die Königin (la Fierge . . ., c’est a dire la vierge ou la royne des eschez 
. . . Pa. vol. 302 v ° Col. 1) war geschnitten aus einem kostbaren Rubin (ä la 
similitude d’une royne couronnee), und trug als Abzeichen auf der Brust das 
Bild einer Wage. — Die beiden Chevaliers (Pferde) waren orientalische Saphir- 
steine; die Gestalten trugen im Wappen das Einhorn , als Sinnbild der Honte, — 
und den Hasen, als Symbol der Paour. 

Die Rocz (Türme) führten im Schilde die Lerche (kalendre, calandre), als 
Bild des Doulx Regard, — die Sirene (seraine de mer), als Bel Accueil. Sie 
waren hergestellt aus kostbaren Topasen. 

Heliotrop hieß der Edelstein, aus dem die beiden A(u)lphins Läufer 2 ) ge- 
macht waren, der eine mit einer Taube (un coulombel) als Sinnbild der Franchise, 
— der andere mit einem Pelikan (un pellican), der von dem Kommentator als 
Pitie gedeutet wurde. Le Roy (der König), aus einem Diamanten (dyamant) 
geschnitten, war die einzige berittene Figur und saß auf einem Pferde aus Asbest 
(abeston). 

4. Die Figuren des Spielers unterschieden sich von denen seiner Partnerin 
nur durch das Material (sie waren sämtlich aus eitel Gold) und durch die Schild- 
zeichen. Diese letztem stellten sich nach der Auslegung des Kommentars dem 
Spieler (von links nach rechts betrachtet) dar: 

beim 1. Paonnet als Oyseuse unter dem Zeichen des dürren Baumes 
(Arbre sec), 

beim 2. als Regard unter dem des Schlüssels (cl e), 

beim 3. als Doulx Penser unter der Getalt eines Tigers ( tigre ), 

beim 4. als DeKt unter der einer Amsel ( merle ) y 

beim 5. als Double de faillir , im Bilde des Leoparden (luppart), 

1 ) Vgl. van der Linde, Quellenstudien S. 177 Anmerkung, wo ebenfalls ein kostbares 
Schachspiel erwähnt wird mit Bauern aus „esmeraudes vertes com pr6 herbu“ u. s. w. 

*) Der aulphins wird nirgends „fou“ genannt, obschon diese Bezeichnung schon in 
dem altern Rosenroman vorkommt; wohl aber wird hervorgehoben, daß er nach Funktion 
und Rang im Spiel dem Conseiller und Juge, und ebenso der Rocq dem „Lieutenant et 
Vicaire d’un roy“ zu vergleichen ist. Vgl. van der Lasa 1 . c. S. 98. 



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beim 6. als Souvenir , da dieser einen Hohlspiegel trug (un mtreoir concave), 
beim 7. als Beau Maintien, dem ein stolzer Schwan ( cygne ) f und 
beim 8. als Bien Celler , dem die Eule (ch(te)uette) als Symbol diente. 

Die Fierge (Königin) des Spielers hatte ihre Brust mit dem Bilde eines 
Schmetterlings (pappeillon), der Plaisance bedeuten sollte, geschmückt. 

Der linke Chevalier (Pferd) trug im Wappen einen Löwen (als Harde- 
ment ), der rechte den Orpheus mit der Harfe, der als Doulx parier gelten sollte. 

Der Schild des rechten Rocq (Turm) zeigt dem Beschauer als Abzeichen 
eine Säule l ) (= Patience), der des linken einen Halm (= Perseverance). 

Der Alphin (Läufer) zur rechten war zu erkennen an einem Feuerstrahl 
)ray de feu) = Desir, der linke an einem vollständig aufgetakelten Schiffe (une nef, 
gamie de mas et de tref) als Träger der Esperance. 

Der goldene König (le Roy) saß auf massiv goldenem Pferde und führte 
im Schilde einen Pfau. 

5. Die Aufstellung der Figuren. Während in Dresd. unter der Rubrik 

„Comment le jeu se commencha“ [direkt hinter dem die Schachpartie darstellen- 
den Miniaturbilde, fol. XXI Col. 2] der Autor, als Spieler , nur kurz bemerkt: 
„Quant nos gens eusmes ordonne, 

„Si com je vous ay sermonne, 2 ) 

„Je semons la dame tres gente, 

„Qui sur toutes yert diligente 
„Et curieuse d’onneur faire, 

„ Quelle voulsist premiere traire,“ — 

wird in Pa ., wie schon bemerkt, eine genaue Bezeichnung der Felder durch je 
zwei Buchstaben vorgenommen 8 ) und zwar werden (von der Seite des matt zu 
setzenden Spielers gesehen) links beginnend, die Felder der 8 senkrechten Reihen 
mit je einem der Buchstaben A — h, ihrer natürlichen Ordnung nach, und ebenso 
die Felder der 8 wagerechten Reihen von oben nach unten mit den Buchstaben 
i — q bezeichnet. [Wir haben also 4 ) mit der gewinnenden (weißen) Partie die 
Felder ai — aq senkrecht übereinander zu unserer Rechten, — und, von rechts 
nach links, in der untern Reihe die Felder ai, bi, ci . . . hi]. In der eingefügten 
Schachbrettzeichnung sind die Figuren mit ihren allegorischen Namen eingeschrie- 
ben. So erhalten wir ein Aufstellungsbild, das mit dem bei von der Lasa, 1 . c. 
S. 110, gegebenen tabija fast übereinstimmt. 5 ) In der ersten Felderreihe steht 

J ) Li senestrez en son blason 

Portoit un lyon tr6s bien fait, — 

Li destres y ot contrefait (fol. XXIV^ Z. 1) 

Orpheus qui tient une harpe 



L’enseigne de mon rocq destre yert 
A une coulombe semblable, 

Pour grant fais soustenir ayable; - 

L’enseigne aussi de l’autre rocq 

Fu de la figure d’un cocq. (Dresd. fol. XXlVr" u.) 

*) Gemeint ist nur die Verteilung der gens (Figuren) nach rechts und links. Eine 
Ordnung nach Felderreihen ist nirgends angegeben, läßt sich jedoch aus der Art der ersten 
Züge erschließen. 8 ) S. Seite 9 u. 18. 

4 ) Vgl. am Schlüsse die nach der Drehung des Brettes sich ergebenden Bilder. 

6 ) Die Empfindung, daß dies tabija das Ergebnis von 15 beiderseits gleichen Anfangs- 
zügen sei, macht sich nirgendwo geltend. Dresd. und Pa. sehen diese Aufstellung als erste an. 



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der König (auf dem Felde seiner Farbe) und mit ihm die beiden Aulphin; der 
Platz der Fierge ist leer; vor diesem und dem Könige stehen — in den zweiten 
Reihe — die Chevalier, daneben, links und rechts, die Rocq. — Die Fierge ist 
mit den Paonnetz in die dritte Felderreihe gerückt und teilt ein Feld mit dem 
ehedem vor ihr plazierten Bauern. 

6. In bezug auf den Gang der Figuren ist zu bemerken, daß die Rocq 
(Türme) und Chevalier (Pferde) genau ziehen und schlagen wie heute. Die 
Alphin (Läufer) jedoch springen zu Anfang drei Felder überkreuz. l ) Die 
Paonnet (Bauern) rücken nur geradeaus ins nächste Feld und schlagen schräg 
vorwärts. Die Fierge (Königin) rückt und schlägt schräg um je ein Feld ihrer 
Farbe; der bei ihr stehende Paonnet (Bauer), der sie ursprünglich schützt, wie 
sie ihn, 2 ) — und der auch mit ihr gefangen werden kann, 3 ) folgt ihr beim Vor- 
rücken nicht. 4 ) Der König darf nur immer ein Feld weitergezogen werden. Er 
darf nicht volistättdig beraubt werden. Bis zum Ende des Spieles verbleiben ihm 
ein Paonnetz und sein linker Aulphin, obschon der eine Turm (Rocq) der Spie- 
lerin diesen unter andern Verhältnissen wegnehmen dürfte. 

7. Die Aufgabe des Siegers bestand darin, den feindlichen König mit seiner 
Königin (Fierge) in der Ecke matt zu setzen : en luy disant eschec et mat en 
l’angle. 5 ) Von n haver u ist in der Prosabearbeitung nicht die Rede, was hervor- 
gehoben werden muß, weil der Ausdruck „ave“ in dem „Livre ryme“ zweimal 
gebraucht wird: Dresd. fol. XXIII r ° Col. i Z. 1 

„Mais chascun s’est si bien tenu 
„Qu’il ny a mat ne ave eu; 6 ) 

l ) Vgl. van der Linde „Quellenstudien . . .“ S. 85. 

2 ) . . . celle fierge parfaite 



Avec le paonnet jolv 

Qui la gardoit et eile ly, . . . 

(Dresd. fol. 26^ Col. 2). 
a ) „Elle n’atendy pas une heure, 

„Ains prist ma fierge, sans demeure, 

„Et le paonnet ensement 
„Qui fu, des le commencement 

„Assis en ce mei'sme lieu.“ (Dresd. fol. 25 r ° Col. 2). 

4 ) Es ist dies wenigstens nach dem sonst regelmäßigen Gang der Paonnet anzu- 
nehmen. Der schützende Paonnetz kann wohl beim Schlagen schräg mit vorrücken; vgl. 
Dresd. fol. 26*°. Col 2 Zeile 13 ff. 

„Car la damoiselle jolie 
„Boute avant sa fierge polie 
„Et le paonnet, — si m’assault 
„Et me fait un nouvel aussault.“ 

Beim Endspiel der fierge ist von dem begleitenden Paonnet nicht mehr die Rede. 

Ä ) Der Verfasser des „Livre rym£“ überreicht dieses seinen Lesern und allen Schach- 
freunden mit den Worten : „Car si trouveront y, comment 

„Je fus au jeu, n’a pas gramment, 

„D’une fierge en l’angle matez. — 

„Par les trais tant fus pr£s hastez 
„De celle, qui (au bon retraire) 

„Si gracieusement sot traire 
„Au jeu, que je dy, des esch£s, 

„Qu’onques tant n’en sot Ulixes.“ 

®) Die Worte beziehen sich auf das nur beiläufig erwähnte Spiel der Dame gegen 
Deduit, das der Partie mit unserm Autor voraufgeht. 



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und fol XXVK Col. i Z. 4g 

„Pour le doulz penser, — qu’ä mov mirent 
„Les choses, qui adont se mirent 
„En ce bei mireoir concave, — 

„ Ne me chaloit de mat ne d*ave“ . . . x ) 

Diese letzte Stelle ist mit Ausnahme des Wortes „ave“, das durch „descon- 
fiz“ wiedergegeben ist, annähernd gleichlautend in die Prosabearbeitung über- 
nommen (s. S. iq). Die geflissentliche Vermeidung des Ausdrucks „(h)ave“ er- 
klärt sich genugsam aus dem oben festgestellten Verbot, den König völlig zu 

berauben. — [„Have“ oder „ave“ ist mit W. Foerster (Zfr P. V. 07) offenbar 
als der (adjektivische) Ausdruck anzusehen, durch den der sog. „roi depouille“ für 
„matt“ erklärt wurde. Von der Lasa hält das Verbum (h)aver = avertir für 

ursprünglich, — und dementsprechend „(h)ave“ für einen Wamungsruf, gleich 
dem späteren „Gardez“ bei der Königin (1. c. S. 55). Diese Auffassung geht 

jedenfalls zurück auf die bei Francisque Michel zu Vers 7410 des Rosen- 
romans gegebene Anmerkung, die das Wort mit lateinischem „ave“ zusammen - 
bringen will. Etymologisch muß indes das afrzs. (h)ave noch als unerklärt gelten. 
— Vielleicht darf auch die Frage aufgeworfen werden, ob in dem von den 

Schachautoritäten 2 ) mehrfach erörterten Satze der „lombardischen Spielregel“, — 
fds. fran<;. 1173, — der nach von der Lasa (Gesch. S. Ö7) lautet: „Et puet on 
prendre toute le gent et demeure li rois tous sens et li conuient traire traits por 
trait tant ke il plaist a se contre partie ne nia point daiue“, — das letzte Wort 
nicht als d'aive (= d’ave), statt als d’aiuc (— Hülfe) zu lesen ist. Der Sinn, 
den von der Lasa der Regel gibt, würde durch diese Auslegung nur bekräftigt. 
Der Satz würde dann heißen : „Et puet on prendre toute lc gent, et demeure 
li rois tous se«s, et li convient traire, trait por trait, tant ke il plaist ä se 
contre-partie, — ne n’i a point d’aive “ (und es gibt kein aive, ave oder have). 
Er enthielte also die Bestimmung: auch der vollständig beraubte König muß 
weiterziehen und kann nicht deshalb, weil er alle andern Stücke verloren hat, 
durch ein ihm zugerufenes (h)a(i)w 8 > für mat erklärt werden.] 

8. Das Spiel selbst wird mit ungleichen Kräften geführt. Der Spieler ist 
Anfänger in seiner Kunst und wird außerdem durch alle möglichen Nebendinge 
abgelenkt. Als er seine beiden rocz verloren hat, sagt er selbst, dies sei nicht 

zu verwundern, da er vom Spiele nur wenig verstanden habe et si n’y 

savove qu’un poy du jeu.) Er inißt sich selbst die Schuld an seiner Niederlage 
bei, weil er seine Aufmerksamkeit mehr auf die Figuren seiner Gegnerin als auf 
seine eigene Sicherstellung gerichtet habe. Dresd. fol. XXVI^* Col. 1 Z. 31. 
Die Partie erweckt daher im ganzen auch nur Interesse vom kulturhistorischen 
Standpunkte aus. Ein Schachspieler kann wenig daraus lernen. Die Unkenntnis 
des „acteur“ ist wohl nicht ganz „faint“ (fingiert), und nur mit Mühe hat er, 
was er aus andern Quellen entlehnt hat, für seine Zwecke zurecht gemacht. Der 
Kommentator hat sein Möglichstes hinzugetan. 

l ) Die beiden zitierten Steilen zeigen das Wort „ave“ als Synonym von „mat“. 
Vgl. W. Foersters Yvain- Ausgaben und ZfrP. V, 97. 

? ) van der I.inde „Geschichte“ I, 286. von der Lasa a. a. O. 

y ) Ob bei weiterer Forschung nach der Herkunft des Wortes das von Godefroy 

Dict. aufgeführte nfzs. aive, ave — lat. avia, avus brauchbaren Fingerzeig gibt, vermag ich 
nicht zu entscheiden. 



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Endspiel: Weiß setzt mit der flerge matt in 5 Zügen. 




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